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Tout
comme le Bokken et le Tanto,
le Jo (bâton) est un outil pédagogique permettant d'appréhender les
notions de distance et de placement. Il se pratique dans le cadre de l'Aïki-jo, soit individuellement sous forme d'enchaînements simples (kata) regroupant différentes manipulations de base du bâton et permettant d'exercer son habileté gestuelle, soit avec un ou des partenaires dans des phases de simulation de combat (kumi-jo). Le bâton peut également être utilisé comme arme contre un partenaire à mains nues (jo-nage) ou au contraire comme moyen d'esquive sur une attaque à mains nues (jo-dori). Le
Jo utilisé en Aïkido mesure 1,40 mètre. Son diamètre est indifférent
pourvu qu'on l'ait bien en mains. C'est une arme simple, primitive. Sa manipulation
est liée à sa structure: un corps cylindrique et deux extrémités. Elle est
apparentée à celle du Yari
(lance) et du Naginata
(fauchard). On trouve donc des mouvements d'estoc (piquer avec la pointe de la lance), de grands mouvements circulaires de taille (couper avec la lame du fauchard), des frappes, des fauchages et des blocages avec la hampe de l'arme. Une autre particularité du Jo est sa parfaite symétrie. Sa section est circulaire: il n'est donc pas nécessaire de l'orienter pour frapper, contrairement à une coupe avec une lame qui doit avoir un angle d'attaque très précis. Ses deux extrémités sont équivalentes: une simple bascule de 180° permet d'avoir la même efficacité dans un coup d'estoc (tsuki). Enfin de cette symétrie émerge le principal intérêt de l'Aïki-jo: le placement des mains qui glissent continuellement sur la longueur du bâton en parfaite opposition et complémentarité pour pousser ou faire tourner l'arme. Cette pratique développe la coordination et le centrage de la gestuelle propre à l'Aïkido, origine d'une véritable efficacité. |